Incendie en Gironde : votre assurance habitation couvre-t-elle les dégâts ?

Mise à jour du mardi 1er septembre 2026 — le délai exceptionnel de déclaration est clos

Le délai exceptionnel de déclaration accordé aux sinistrés des incendies de Gironde, des Landes et du Var s’est achevé lundi 31 août 2026 au soir. La mesure, décidée par France Assureurs le 27 juillet, a été rappelée par la préfecture de la Gironde dans un communiqué du 20 août : « le délai de déclaration de sinistre auprès des compagnies d’assurance sera étendu jusqu’au 31 août 2026 » (Service-public.fr). Aucune prolongation supplémentaire n’a été annoncée avant cette clôture : nous avions vérifié le 31 août les communiqués de la préfecture de la Gironde, de France Assureurs et la fiche Service-public.fr, sans y trouver ni report ni restriction du dispositif.

  • Comment déclarer d’ici ce soir : auprès de votre assureur ou de votre intermédiaire (agent général, courtier), par téléphone, sur votre espace en ligne, en agence ou par lettre recommandée avec accusé de réception. Gardez une preuve datée de l’envoi : c’est elle qui fera foi si le respect du délai est discuté.
  • L’ampleur du sinistre, chiffrée : dans un communiqué du 28 août, France Assureurs recense environ 25 000 sinistres pour un coût estimé à près de 500 millions d’euros, dont environ 21 000 en habitation des particuliers (frais de relogement compris) et près de 3 000 pour les professionnels et les collectivités — parmi lesquels plus de 1 800 dossiers de pertes d’exploitation, pour quelque 30 millions d’euros. La fédération précise que ce bilan reste « susceptible d’évoluer ».
  • Relogement, et son périmètre exact : la prise en charge vise les occupants ayant dû évacuer leur résidence principale à la demande des autorités, « que leur logement ait été endommagé ou non », sur justificatifs, dans la limite de trois semaines et de la durée d’interdiction d’accès. Elle ne couvre pas l’interruption d’un séjour de vacances : un hébergement touristique évacué relève d’un autre régime, pas de cette mesure.
  • Et à partir de demain ? On revient au droit commun : le délai fixé par votre contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés. Un assuré hors délai n’est pas automatiquement déchu de sa garantie : l’article L. 113-2 du code des assurances prévoit que la déchéance pour déclaration tardive, lorsqu’une clause du contrat la prévoit, ne peut être opposée à l’assuré « que si l’assureur établit que le retard dans la déclaration lui a causé un préjudice », et jamais lorsque le retard tient à un cas fortuit ou de force majeure. La preuve pèse sur l’assureur — mais ne comptez pas dessus : déclarez avant ce soir.

Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 22 h 30 — point de situation préfectoral le plus récent

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C’est désormais le point de situation le plus récent de la préfecture de la Gironde : il est postérieur au communiqué de 19 h 24 sur les retours à Eysines, Mérignac et Le Haillan, et il ne déclare pas le feu « fixé ». La préfecture écrit : « Le feu est stabilisé mais demeure actif », et « en soirée le feu reste toujours actif, mais contenu, sur le camp de Souge, sur le Grand Crohot, et à Lanton ». Le mot « fixé » n’apparaît nulle part dans ce communiqué à propos de l’incendie.

  • Bilan humain : 110 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’événement, contre 88 au point du lundi 27 juillet à 22 h 30 et 93 à celui du mardi 28 juillet à 13 h 00 : +22 blessés en 24 heures. Ce décompte porte sur le seul feu de Saumos ; il ne recouvre pas la mort des caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter le 21 juillet 2026, survenue sur un sinistre distinct, près de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac.
  • Coupes tactiques : 121 km réalisés sur les 127 km prévus — contre 103 km aux points précédents. La journée de mardi a par ailleurs été marquée par 14 reprises de feu, toutes traitées selon la préfecture.
  • Environ 4 000 personnes évacuées en plus le matin du 28 à Lacanau (campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs). Lecture assurance : ce sont des hébergements touristiques, pas des résidences principales — la prise en charge « relogement » annoncée par Bercy vise l’évacuation d’une résidence principale sur ordre de l’autorité publique et ne s’y applique pas de la même manière.
  • Surface : 42 000 hectares, reconduits pour la troisième fois. « Mardi 28 juillet, la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares ». Ce n’est pas un bilan définitif : le feu n’est pas fixé et la surface est reconduite d’un point à l’autre, pas arrêtée. À noter : un agrégateur tiers non officiel affiche 43 000 hectares à la même heure ; aucune source primaire ne confirme ce chiffre. Nous conservons donc le 42 000 de la préfecture comme référence et signalons l’écart plutôt que de trancher.
  • Inchangés : 240 habitations détruites — la préfecture précise que « ce bilan peut être amené à évoluer avec les visites de reconnaissance prochaines », donc ne considérez pas un logement comme épargné tant que la reconnaissance n’a pas eu lieu — et plus de 220 000 personnes évacuées. Le communiqué de 22 h 30 ne redonne pas le nombre de communes concernées : le « 23 communes » cité plus bas reste rattaché au point du dimanche 26 juillet.
  • Moyens encore mobilisés : 2 700 sapeurs-pompiers, 23 moyens aériens, 1 500 militaires et 1 440 forces de sécurité intérieure.
  • Météo défavorable le mercredi 29 : températures en hausse avec vigilance canicule orange à compter de 12 heures, taux d’humidité en baisse et vents attendus autour de 40 km/h dans un sens ouest/est. Conséquence concrète pour les assurés : le retour autorisé la veille sur Eysines, Mérignac et Le Haillan reste révocable — profitez de la fenêtre d’accès pour photographier et dater vos dommages, et gardez vos affaires prêtes à une nouvelle évacuation.

Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 22h30, ce mardi 28 juillet », page portant la mention « Mis à jour le 28/07/2026 » — consulter le communiqué. Relevé le mercredi 29 juillet 2026 à 1 h 15. Les chiffres cités plus bas dans cette page restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26, 27 juillet et 28 juillet à 13 h 00) : ce sont des instantanés datés, conservés tels quels.

Mise à jour du mardi 28 juillet 2026, 19 h 24 — retours autorisés à Eysines, Mérignac et Le Haillan

La préfecture de la Gironde a diffusé, le 28 juillet 2026 en soirée, un communiqué distinct des points de situation : « Après évaluation des conditions de sécurité, Sophie Brocas, préfète de Gironde, a pris la décision d’autoriser les habitants précédemment évacués à regagner leur domicile sur les communes d’Eysines, Mérignac et du Haillan. » C’est le premier retour de population autorisé depuis le début des évacuations, et il ouvre pour ces trois communes la phase de constat des dommages.

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  • Ce retour est révocable. La préfecture écrit noir sur blanc : « En fonction de l’évolution de la situation, une nouvelle évacuation pourrait être ordonnée si les conditions de sécurité venaient à l’exiger. » Il est demandé aux habitants de « se préparer à une potentielle nouvelle évacuation ».
  • Les consignes restent strictes sur place : suivre les consignes des autorités et des forces de l’ordre, « rester extrêmement vigilants et ne pas s’approcher des zones sécurisées ou interdites », et faciliter l’intervention des secours et des équipes techniques encore mobilisées.
  • Pour votre dossier d’assurance : si vous êtes concerné par ce retour, vous pouvez enfin accéder à votre logement pour constater et photographier les dégâts. Documentez l’état des lieux avant tout nettoyage ou réparation, et conservez le communiqué daté qui prouve la date de levée de l’interdiction d’accès sur votre commune.
  • Frais de relogement : la prise en charge annoncée par Bercy est bornée « à la durée d’interdiction d’accès » et à trois semaines maximum. Sur Eysines, Mérignac et Le Haillan, c’est donc cette date du 28 juillet 2026 qui fait référence auprès de votre assureur — demandez-lui par écrit comment il applique cette borne dans votre cas.
  • Ce que cela change dans le reste de cette page. Les passages ci-dessous indiquant qu’« aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé » sont datés du point préfectoral du lundi 27 juillet et sont conservés comme instantanés : ils ne valent plus pour Eysines, Mérignac et Le Haillan, où le retour a été autorisé le 28 juillet sans que le feu ait été déclaré fixé.

Source : préfecture de la Gironde, communiqué « Incendie de Saumos : les habitants d’Eysines, Mérignac, Le Haillan autorisés à rentrer chez eux », mis en ligne le 28 juillet 2026 (document PDF associé horodaté au 28 juillet 2026 à 19 h 24) — consulter le communiqué. Relevé le 28 juillet 2026 à 22 h 50. Ce retour ne vaut que pour ces trois communes : les autres communes évacuées restent soumises aux mesures en vigueur, et le feu de Saumos n’était toujours pas annoncé comme fixé à cette heure.

Mise à jour du mardi 28 juillet 2026 (point de situation préfectoral de 13 h 00)

Le point de situation préfectoral de 13 h 00, ce mardi 28 juillet, reconduit les mesures assurance annoncées par Bercy et détaillées ci-dessous : délai de déclaration prolongé jusqu’au 31 août 2026, et prise en charge des frais de relogement au titre de l’assurance habitation pour les personnes évacuées de leur résidence principale sur ordre des autorités publiques, « que leur logement ait été endommagé ou non », dans la limite de trois semaines et de la durée d’interdiction d’accès.

  • Le bilan matériel n’est pas figé — et c’est déterminant pour votre dossier. La préfecture dénombre 240 habitations détruites et précise que « ce bilan peut être amené à évoluer avec les visites de reconnaissance prochaines ». Autrement dit : ne considérez pas un logement comme épargné tant que la reconnaissance n’a pas eu lieu, et n’acceptez pas de clôturer votre dossier avant d’avoir pu constater vous-même l’état du bien.
  • Le périmètre des personnes concernées s’élargit : plus de 220 000 personnes évacuées préventivement dans 24 communes. Le point est important pour la garantie relogement : elle vise les évacuations ordonnées par l’autorité publique, et la préfecture précise que « les retours sur les communes évacuées ne se feront qu’après autorisation de la préfecture ». Conservez l’arrêté ou le communiqué préfectoral : c’est la pièce qui date et justifie l’interdiction d’accès sur laquelle se calcule la prise en charge.
  • Nouvelle évacuation ce mardi à Lacanau, limitée aux campings, résidences de tourisme, villages vacances et parcs de loisirs, soit près de 4 000 personnes. Attention à la lecture : il s’agit d’hébergements touristiques, non de résidences principales — la prise en charge « relogement » de l’assurance habitation ne s’y applique pas de la même manière.
  • Où en est le sinistre : surface brûlée reconduite à 42 000 hectares, feu décrit comme « stabilisé » après une nuit avec plusieurs reprises mais jamais annoncé comme fixé, prévisions météo défavorables pour la journée. 93 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’événement. Moyens mobilisés : 2 750 sapeurs-pompiers, 18 moyens aériens, 1 500 militaires, 1 440 forces de sécurité intérieure, et 103 km de coupes tactiques réalisées.
  • Deux numéros utiles : la cellule d’information du public est ouverte 24 h/24 au 09 70 80 90 40 (taper 1 pour la Gironde), et une cellule d’urgence médico-psychologique est joignable au 0800 719 912.

Source : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos : point de situation à 13h00, ce mardi 28 juillet », page consultée le mardi 28 juillet 2026 à 16 h 50. Les chiffres cités plus bas dans cette page restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26 et 27 juillet) : ils n’ont pas été modifiés, car ce sont des instantanés datés.

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Rappel du point précédent — lundi 27 juillet 2026, 22 h 30 : mesures exceptionnelles

Le délai de déclaration de cinq jours ouvrés décrit plus bas est le délai de droit commun. Il ne s’applique plus tel quel aux sinistrés des incendies en cours : le ministre de l’Économie et des Finances Roland Lescure a annoncé le lundi 27 juillet 2026 des mesures exceptionnelles, reprises par la préfecture de la Gironde dans son point de situation de 22 h 30.

  • Délai de déclaration prolongé jusqu’au 31 août 2026 — « prolongation exceptionnelle du délai de déclaration des sinistres jusqu’au 31 août, pour toutes les personnes devant faire jouer leur assurance ».
  • Frais de relogement pris en charge au titre de l’assurance habitation pour toutes les personnes ayant dû évacuer leur résidence principale sur ordre des autorités publiques, « que leur logement ait été endommagé ou non ».
  • Jusqu’à trois semaines de relogement, selon la durée d’interdiction d’accès à la résidence. Prise en charge « sur présentation des justificatifs nécessaires, dans les conditions et limites fixées par le contrat d’assurance en cas de dommages, et dans la limite de la période d’interdiction d’accès à la résidence principale ».

Conservez malgré tout le réflexe de signaler votre situation par écrit à votre assureur dès maintenant : cette trace datée reste la meilleure protection, et le délai allongé ne dispense pas de constituer votre dossier au plus tôt.

Les dégâts causés par un feu de forêt sont indemnisés par la garantie incendie de votre assurance habitation, et non par le régime des catastrophes naturelles : vous n’avez donc aucun arrêté à attendre pour être indemnisé. C’est la première chose à savoir quand on est concerné par l’incendie parti de Saumos, en Gironde, le 22 juillet 2026. La seconde, c’est que le délai de déclaration de droit commun est de cinq jours ouvrés — mais que pour les sinistrés des feux en cours, il a été exceptionnellement prolongé jusqu’au 31 août 2026 (annonce du ministre de l’Économie le 27 juillet, reprise par la préfecture de la Gironde).

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📋 En bref

  • Un feu de forêt n’est pas une catastrophe naturelle au sens de l’assurance : c’est la garantie incendie de votre multirisque habitation qui joue.
  • Vous n’avez donc aucun arrêté à attendre pour être indemnisé, contrairement à une inondation ou à une sécheresse.
  • Déclaration à l’assureur par écrit, avec photos, factures et premiers devis : délai de droit commun de 5 jours ouvrés, prolongé jusqu’au 31 août 2026 pour les sinistrés des incendies de juillet 2026.
  • 240 habitations détruites recensées au point de situation de la préfecture du lundi 27 juillet à 22 h 30 — chiffre provisoire, susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages.
  • Attention au débroussaillement : l’article L. 122-8 du code des assurances permet une franchise supplémentaire pouvant aller jusqu’à 5 000 € si vos obligations n’ont pas été respectées.
5 jours ouvrés
pour déclarer le sinistre par écrit à votre assureur
5 000 €
franchise supplémentaire possible si le débroussaillement n’a pas été fait
42 000 ha
de surface brûlée (estimation), chiffre reconduit au point de situation de la préfecture de la Gironde du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30 — feu « stabilisé mais demeure actif », non fixé
220 000
personnes évacuées à titre préventif en Gironde, chiffre reconduit au point de situation de la préfecture du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30 (le détail « 23 communes » et « 55 000 dans la nuit » date du point du dimanche 26 juillet à 22 heures et n’est pas repris tel quel le 28)
240 habitations
détruites recensées, chiffre provisoire susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages (préfecture de la Gironde, dimanche 26 juillet à 22 heures)

Pourquoi un feu de forêt n’est pas une « catastrophe naturelle » #

C’est le contresens le plus répandu chez les sinistrés. Les feux de forêt et de végétation sont exclus du régime des catastrophes naturelles, même lorsqu’ils ont une origine naturelle : sécheresse, canicule, foudre. Le droit les considère comme un risque assurable classique, au même titre qu’un incendie parti d’un court-circuit ou de chez un voisin.

La conséquence est excellente pour vous : aucun arrêté n’est nécessaire. Pour une inondation ou un épisode de sécheresse, l’indemnisation suppose la publication d’un arrêté interministériel de catastrophe naturelle au Journal officiel, ce qui peut prendre des semaines. Pour un feu de forêt, rien de tel : c’est la garantie incendie de votre contrat multirisque habitation (MRH) qui s’applique directement, dès la déclaration.

Un rappel utile sur qui est couvert : la garantie incendie est obligatoire pour un locataire. Elle ne l’est pas pour un propriétaire occupant, qui doit s’être assuré de sa présence dans son contrat multirisque habitation.

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Après le sinistre : ce que vous devez faire tout de suite #

  1. Déclarez par écrit — délai qui avait été prolongé au 31 août 2026 pour ces feux
    Le délai de référence pour un sinistre incendie est de cinq jours ouvrés à compter du moment où vous avez connaissance des dégâts. Pour les sinistrés des incendies de Gironde, des Landes et du Var, ce délai a été exceptionnellement prolongé jusqu’au 31 août 2026 à la suite de l’annonce du ministre de l’Économie Roland Lescure le 27 juillet. N’attendez pas pour autant : déclarez dès que vous le pouvez. La lettre recommandée avec accusé de réception reste la voie la plus sûre ; si votre assureur propose une déclaration en ligne ou par téléphone, confirmez-la par écrit.
  2. Décrivez précisément le sinistre
    Indiquez la cause apparente, la localisation, l’étendue des dommages (logement, mobilier, extérieurs, véhicule) et une première estimation des pertes.
  3. Photographiez et inventoriez
    Constituez la liste des biens endommagés, pièce par pièce, avec photos et vidéos. C’est ce dossier qui fera la différence au moment de l’évaluation.
  4. Rassemblez factures et devis
    Factures d’achat des biens détruits, devis de réparation obtenus rapidement. Si vous n’avez plus les factures, dites-le : l’assureur apprécie les preuves disponibles, mieux vaut le signaler que de laisser un vide.
  5. Préparez l’expertise, et pensez à la contre-expertise
    Un expert mandaté par l’assureur vient constater et chiffrer. Vous pouvez mandater votre propre expert pour défendre votre évaluation : les deux confrontent ensuite leurs chiffres avant que l’indemnité soit arrêtée.

Ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas #

Tout dépend des garanties et options réellement souscrites. Voici les postes sur lesquels les mauvaises surprises sont les plus fréquentes.

Poste de dommageCe qui joue, et à quelle condition
Logement et mobilierC’est le cœur de la garantie incendie du contrat multirisque habitation : bâtiment, meubles et équipements, dans la limite des valeurs déclarées et du plafond de garantie. Le détail de ce qui est pris en charge dépend de votre contrat.
Jardin, dépendances, piscine, clôturesC’est l’angle mort le plus fréquent. Les éléments extérieurs sont rarement couverts par la garantie de base et nécessitent le plus souvent une option spécifique. À vérifier ligne à ligne avant de compter dessus.
Frais de relogementEn temps normal : possible si le logement est devenu inhabitable, mais uniquement si la garantie a été souscrite, avec ses propres plafonds. Pour les incendies en cours, les assureurs se sont engagés le 27 juillet 2026 à prendre en charge les frais de relogement de toutes les personnes évacuées sur ordre des autorités, « que leur logement ait été endommagé ou non », jusqu’à trois semaines, sur justificatifs et dans les conditions et limites du contrat.
Perte de loyers (propriétaire bailleur)Indemnisable seulement si une garantie perte de loyers figure au contrat. Sans elle, la perte de revenus locatifs reste à votre charge.
Honoraires de votre propre expertLa prise en charge des honoraires d’un expert d’assuré (celui que vous mandatez) n’est pas automatique : certains contrats la prévoient, d’autres non.
Voiture brûléeCe n’est pas l’assurance habitation qui intervient, mais votre contrat auto, via sa garantie incendie — laquelle n’est pas comprise dans une simple formule « au tiers ».

Franchise, vétusté, plafond : les trois mots qui décident du montant #

La franchise est la somme qui reste à votre charge sur chaque sinistre, même quand les dégâts sont pris en charge : l’indemnité est calculée après l’avoir déduite.

La vétusté est la perte de valeur d’un bien avec le temps. Selon les contrats, l’indemnisation se fait en valeur d’usage (valeur de remplacement diminuée d’un pourcentage de vétusté), certaines formules prévoyant un complément « valeur à neuf » lorsque le bien est effectivement remplacé. C’est pourquoi deux voisins aux maisons d’âges différents ne touchent pas les mêmes montants.

Le plafond de garantie fixe la limite maximale d’indemnisation. Il découle des valeurs que vous avez déclarées à la souscription : si votre mobilier a été sous-évalué il y a dix ans, votre indemnisation sera mécaniquement bridée. L’Institut national de la consommation recommande de relire son contrat et de réactualiser ces valeurs — un conseil qui ne coûte rien tant que le sinistre n’est pas arrivé.

⚠️ Le piège du débroussaillement : jusqu’à 5 000 € de franchise en plus

L’article L. 122-8 du code des assurances autorise l’assureur, lorsque les dommages résultent d’un incendie de forêt, à appliquer une franchise supplémentaire d’un montant maximal de 5 000 € — en plus de celle prévue au contrat — s’il est établi que l’assuré n’a pas respecté ses obligations légales de débroussaillement (OLD) issues du code forestier. Dans les zones exposées, ces obligations imposent de maintenir débroussaillée une bande d’au moins 50 mètres autour des constructions, portée jusqu’à 200 mètres par décision du maire. C’est la clause que la plupart des propriétaires découvrent au pire moment.

Où en est l’incendie en Gironde #

Parti de Saumos le mercredi 22 juillet 2026, le feu a progressé vers Le Porge puis Lège-Cap-Ferret. Au point de situation de la préfecture de la Gironde du lundi 27 juillet 2026 à 22 h 30, « la surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares » : le chiffre n’a pas bougé en 24 heures, la préfecture écrivant que « le feu n’a pas gagné de terrain ces dernières 24 h malgré de nombreuses reprises traitées sur la majorité des secteurs ». La situation y est toutefois décrite comme « très imprévisible » et l’incendie n’était toujours pas fixé lundi soir — la préfecture écrivait alors, au soir du 27 juillet : « il n’y aura pas de retour possible dans les communes évacuées avant que le feu ne soit fixé », à la veille d’une journée de forte hausse des températures. Cette position a été assouplie le lendemain pour trois communes : voir l’encadré daté du 28 juillet 2026 en tête d’article. Un pyrocumulonimbus — un « orage de feu » généré par l’incendie lui-même, avec une forte activité électrique — s’était formé la veille au soir. Ces chiffres sont provisoires : le feu est toujours en cours et les bilans évoluent plusieurs fois par jour.

Au point de situation du lundi 27 juillet à 22 h 30, près de 220 000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes depuis le début de l’incendie. Les moyens engagés y sont détaillés : 2 750 sapeurs-pompiers (avec le renfort de nouveaux moyens européens), 18 moyens aériens, 1 500 militaires et 1 440 forces de sécurité intérieure, pour 103 km de coupes tactiques réalisées. Le bilan humain fait alors état de 88 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’événement — un décompte qui ne recouvre pas la mort de deux sapeurs-pompiers le 21 juillet sur un sinistre distinct du feu de Saumos, près de Bordeaux-Mérignac. Ces deux chiffres ont été dépassés depuis : au point du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30, la préfecture recense 110 sapeurs-pompiers blessés et 121 km de coupes tactiques réalisés sur les 127 km prévus (voir l’encadré en tête d’article). Les évacuations préventives ordonnées le 26 juillet concernent notamment Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas. C’est autant d’assurés potentiellement concernés par une déclaration de sinistre ou par des frais de relogement. La préfecture rappelle par ailleurs qu’il est interdit d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées : n’y retournez pas pour constater ou photographier vos dommages tant que les autorités ne l’autorisent pas. Le département est en vigilance noire feux de forêt, niveau 5 sur 5.

Rappel historique — samedi 25 juillet au soir (chiffres depuis dépassés). Le ministère des Armées avait annoncé en fin d’après-midi le déploiement exceptionnel de 1 500 militaires sur le terrain « dès ce soir », en plus des moyens déjà engagés, pour appuyer les forces de sécurité intérieure dans la protection des biens et des personnes — un point qui concerne directement les habitations sinistrées ou menacées relevant de la garantie incendie. Parmi les moyens détaillés : 6 sous-groupements du génie équipés de bulldozers pour ouvrir des pistes forestières, 7 hélicoptères d’appui logistique, un drone Reaper de surveillance, 9 véhicules d’intervention feux de forêt et des solutions d’hébergement pour les évacués. « Les prochaines heures peuvent être difficiles », a prévenu le ministre des Armées Sébastien Lecornu. Un vent d’Est devait par ailleurs se lever à partir de 16 heures, faisant redouter une situation proche de celle du vendredi 24 au soir, jour où la préfète a indiqué que l’incendie avait « changé de nature » vers 17 heures. S’y ajoutent 18 moyens aériens (2 Canadair, 2 Dash, 3 hélicoptères bombardiers d’eau, 11 Air Tractor), renforcés par 13 appareils envoyés par 8 pays européens ; l’avion militaire A400M a réalisé son premier largage à Lacanau. Le feu n’était toujours pas fixé samedi soir : depuis vendredi soir, il s’est transformé en pyrocumulonimbus, un « orage de feu » que la préfète Sophie Brocas a décrit comme une situation inédite en France, générant ses propres éclairs et projetant des braises loin devant le front.

Le chiffre qui compte le plus pour les assurés est le premier bilan de dégâts matériels officiel : au point de situation de la préfecture de la Gironde du dimanche 26 juillet 2026 à 22 heures, 240 habitations détruites ont été recensées — un chiffre reconduit à l’identique jusqu’au point du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30, qui répète que « ce bilan peut être amené à évoluer avec les visites de reconnaissance prochaines ». Il s’agit d’un chiffre provisoire, susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages. Ce sont autant de dossiers qui vont relever de la garantie incendie des contrats multirisques habitation, avec un délai de déclaration exceptionnellement prolongé jusqu’au 31 août 2026, en lieu et place des cinq jours ouvrés de droit commun. Si vous êtes évacué et dans l’impossibilité matérielle de constater vos dommages, signalez-le par écrit à votre assureur dès maintenant : c’est cette trace écrite, datée, qui protège votre délai de déclaration.

Point de la nuit du 25 au 26 juillet, 0 h 30 — l’escalade du samedi soir. La préfecture a ordonné samedi soir l’évacuation de nouvelles communes en direction de la métropole bordelaise et du Bassin d’Arcachon : Marcheprime, plusieurs quartiers de Cestas (Croix-d’Hins, Pierroton, Toctoucau, les Argentiers), Biganos, Le Barp et Blagon ; les habitants de Mios et de Lacanau-de-Mios sont invités à se tenir prêts à partir. Selon franceinfo, environ 8 000 nouvelles évacuations ont été ordonnées samedi soir ; un chiffre de 55 000 personnes concernées a ensuite été avancé par la préfecture, citée par franceinfo — deux chiffres distincts, chacun étant à lire avec sa source. Un centre d’accueil est ouvert à Gujan-Mestras pour les personnes sans solution de repli, et le Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac peut accueillir jusqu’à 10 000 personnes, selon bordeaux-gazette. Le ministre des Armées Sébastien Lecornu a prévenu que les prévisions météorologiques « redeviennent défavorables », avec un vent d’Est attendu. Ces éléments datent de la nuit du 25 au 26 juillet et ont depuis été dépassés par le point de situation préfectoral du dimanche 26 juillet à 22 heures (voir plus bas).

Point de la nuit — dimanche 26 juillet, vers 4 h : reprise du feu et « situation critique ». Le feu a repris en virulence samedi soir : France 24 évoque une « situation critique » et une lutte qui « s’annonce encore longue et ardue dans la nuit de samedi à dimanche ». Selon France 24, la préfecture a ordonné 55 000 nouvelles évacuations « face à la reprise de l’incendie », et le total des personnes évacuées à cause des feux dépasse désormais les 200 000 à l’échelle du pays — autant de foyers potentiellement concernés par les garanties évacuation/relogement décrites ci-dessous. Selon les pompiers de la Gironde cités par l’AFP, le pyrocumulonimbus s’est réactivé : le feu « crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable » — en clair, le brasier fabrique son propre orage et ses propres rafales, et sa trajectoire devient imprévisible. La préfète a pris vers 1 h 50 un arrêté de fermeture partielle de l’A63 (sens Sud-Nord entre Liposthey et Cestas, sens Nord-Sud entre la rocade et Marcheprime), selon France 24 : si vous devez vous déplacer pour sécuriser des biens ou rejoindre un hébergement, évitez impérativement ce secteur et conservez les justificatifs de vos détours et frais. Ces éléments, datés de la nuit, ont depuis été dépassés par le point de situation préfectoral du dimanche 26 juillet à 22 heures (voir plus bas).

Dimanche 26 juillet, en matinée — le point. Le bilan s’est encore alourdi : la préfecture de la Gironde annonce dimanche 42 000 hectares de surface brûlée (estimation depuis confirmée par le point de situation préfectoral du dimanche 26 juillet à 22 heures) et 220 000 personnes évacuées au total depuis mercredi, dont 55 000 nouvelles évacuations dans la nuit de samedi à dimanche près de Bordeaux, « en réponse à la reprise du feu ». Le feu est décrit « hors de contrôle » et se rapproche de Bordeaux (France 3 Nouvelle-Aquitaine) ; l’armée est engagée en renfort. La préfecture a publié dans la nuit un point de situation daté de dimanche 2 h sur gironde.gouv.fr, confirmant les 55 000 évacuations préventives sur cinq communes (Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios — désormais évacuée — et Cestas). À noter pour vos déplacements : le trafic ferroviaire est interrompu dimanche au sud de Bordeaux jusqu’à nouvel ordre (circulation coupée vers Arcachon et jusqu’à Morcenx en direction de Dax et de Mont-de-Marsan, selon la SNCF citée par franceinfo) : si vous devez rejoindre un hébergement ou sécuriser des biens, anticipez et conservez les justificatifs de vos frais de transport de remplacement.

Dernier point de situation de la préfecture de la Gironde — dimanche 26 juillet 2026 à 22 heures. La surface brûlée reste estimée à 42 000 hectares ; la préfecture qualifiait alors la situation de très défavorable. Surtout, un premier bilan de dégâts matériels est publié : 240 habitations détruites recensées, chiffre provisoire susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages. Ce sont autant de dossiers qui relèveront de la garantie incendie des contrats multirisques habitation, avec un délai de déclaration exceptionnellement prolongé jusqu’au 31 août 2026, en lieu et place des cinq jours ouvrés de droit commun. Côté évacuations, près de 220 000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 23 communes, dont 55 000 supplémentaires dans la nuit, accueillies dans 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes : si vous y êtes hébergé, demandez une attestation de passage, utile pour constituer votre dossier. Côté bilan humain, aucune victime n’est à déplorer parmi la population sur ce sinistre, mais 84 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’incendie, dont 9 de plus sur la dernière période. Les moyens engagés sont de 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, 1 200 forces de sécurité intérieure, 18 moyens aériens et 105 engins forestiers mobilisés pour la réduction tactique du combustible. La préfecture rappelle enfin l’interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées. Source : point de situation de la préfecture de la Gironde du 26 juillet 2026 à 22h00.

Point du lundi 27 juillet au matin. Selon la préfecture, le feu est resté « globalement stable au cours de la nuit », mais il n’est toujours pas fixé : aucun retour de population n’est autorisé tant que le feu n’est pas fixé — concrètement, les sinistrés et évacués ne peuvent pas encore regagner leur domicile pour constater les dommages, et l’interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées demeure. Les flammes se trouvaient à environ 15 km de Bordeaux (secteur Martignas-sur-Jalle) ; Bordeaux même ne fait l’objet d’aucun ordre d’évacuation. Emmanuel Macron préside ce lundi matin une cellule interministérielle de crise. Les chiffres de bilan ont été reconduits au point préfectoral du lundi 27 juillet à 22 h 30 : 42 000 hectares, près de 220 000 évacués, 240 habitations détruites, et 88 sapeurs-pompiers blessés. Si vous êtes dans l’impossibilité matérielle de constater vos dommages, signalez-le par écrit à votre assureur : c’est cette trace écrite, datée, qui protège votre délai de déclaration.

Ce que ces nouvelles évacuations changent côté assurance. Chaque foyer évacué — les évacuations préventives du 26 juillet concernent notamment Marcheprime, Le Barp, Biganos, Mios et Cestas, sur 23 communes au total — devient potentiellement concerné par la garantie évacuation / relogement de sa multirisque habitation (MRH) — lorsqu’elle a été souscrite, et dans la limite de ses plafonds. Le bon réflexe, dès cette nuit : tracez votre déclaration par écrit (mail ou espace client de votre assureur), en indiquant la commune évacuée et la date de l’ordre d’évacuation, et conservez tous les justificatifs d’hébergement (hôtel, location, attestation du centre d’accueil). Aucune indemnisation ne peut être promise à l’avance : seules les garanties réellement présentes dans votre contrat s’appliquent.

« Le feu est moins virulent, mais on s’attend à un combat long et très difficile. »
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, le 25 juillet 2026 à 12 h 30
TF1 INFO — Laurent Nuñez annonce la mobilisation de moyens militaires en Gironde (vidéo du 24 juillet 2026 — 28 856 vues et 352 j’aime relevés le 25 juillet 2026).

Selon le point de situation de la préfecture du dimanche 26 juillet à 22 heures, aucune victime n’est à déplorer parmi la population sur le feu de Saumos. Ce constat ne vaut que pour la population civile et pour ce sinistre précis : 84 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de l’incendie, dont 9 de plus sur la dernière période. Un incendie distinct a par ailleurs coûté la vie à deux sapeurs-pompiers le mardi 21 juillet, près du parking longue durée de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac : les caporaux Anthony Berthôme et Wilfried Schmitter, 34 ans, de la caserne de Saint-Médard-en-Jalles, piégés avec leur camion-citerne dans une pinède très dense. À l’échelle nationale, 2026 s’installe comme une année record, avec environ 98 000 hectares brûlés, au-delà du total de 2022.

Et si une responsabilité est établie ? #

Selon le parquet de Bordeaux, l’incendie résulterait de l’utilisation d’un engin de débroussaillage par des sous-traitants d’Enedis intervenant sous autorisation préfectorale, le 22 juillet vers midi. Une enquête est en cours et aucune responsabilité n’est établie à ce stade : cette information doit être lue au conditionnel.

Pour un sinistré, cela ne change rien à l’essentiel : c’est votre propre garantie incendie qui est mobilisée, sans attendre l’issue de l’enquête. La prise en charge et son montant dépendent, eux, des garanties réellement souscrites et de l’analyse de votre assureur : aucun recours ni aucune indemnisation ne peut être considéré comme acquis. Si une responsabilité venait à être reconnue, votre assureur pourrait ensuite exercer un recours contre la partie jugée responsable pour récupérer les sommes versées. Ce recours se joue entre l’assureur et le responsable — il ne remet pas en cause l’indemnité que vous avez perçue.

À ne pas confondre : les interpellations de samedi. Trois hommes ont été interpellés samedi en Gironde : deux doivent être jugés mercredi en comparution immédiate « pour des tirs de mortiers d’artifice vers l’autoroute et un complexe sportif », et un troisième a été déféré dimanche « pour avoir volontairement mis le feu à des broussailles », selon les informations rapportées dimanche par franceinfo et France 3 Nouvelle-Aquitaine. Tous trois sont présumés innocents tant qu’ils n’ont pas été jugés. Surtout, ces trois dossiers sont distincts de l’origine du mégafeu de Saumos décrite ci-dessus : le mégafeu, lui, résulterait — toujours au conditionnel, selon le parquet de Bordeaux — d’un engin de débroussaillage de sous-traitants d’Enedis, et l’enquête est en cours. Pour votre indemnisation, rien ne change dans un cas comme dans l’autre : c’est votre garantie incendie qui joue, sans attendre l’issue des procédures.

Questions fréquentes #

Dois-je attendre un arrêté de catastrophe naturelle pour être indemnisé ?
Non, et c’est le point le plus mal compris. Les feux de forêt et de végétation sont exclus du régime des catastrophes naturelles, y compris lorsqu’ils ont une origine naturelle (sécheresse, canicule, foudre). Ils sont traités comme un risque assurable classique, indemnisé par la garantie incendie de votre multirisque habitation. Aucun arrêté n’est donc nécessaire : vous déclarez le sinistre et la procédure démarre. Le délai de droit commun est de cinq jours ouvrés, mais il a été prolongé jusqu’au 31 août 2026 pour les sinistrés des incendies de juillet 2026 (annonce du ministre de l’Économie du 27 juillet 2026).
Mon jardin, ma clôture et ma piscine sont-ils couverts ?
Pas automatiquement. La garantie incendie couvre rarement les éléments extérieurs — jardin, aménagements paysagers, dépendances, piscine — qui relèvent le plus souvent d’options spécifiques. C’est le premier poste à vérifier dans vos conditions particulières, avant même de chiffrer vos pertes.
Je suis locataire : qui déclare le sinistre ?
Chacun déclare de son côté. La garantie incendie est obligatoire pour le locataire, qui déclare à son propre assureur pour ses biens et sa responsabilité locative ; le propriétaire déclare de son côté pour le bâtiment. Le délai vaut pour l’un comme pour l’autre : cinq jours ouvrés en droit commun, prolongé jusqu’au 31 août 2026 pour les sinistrés des incendies de juillet 2026. Pour un propriétaire occupant, la garantie incendie n’est pas obligatoire : elle doit figurer dans son contrat multirisque habitation.

✅ À retenir

  • Feu de forêt = garantie incendie, pas catastrophe naturelle : rien à attendre, tout à déclarer.
  • Le montant final se joue sur trois mots : franchise, vétusté, plafond de garantie — plus, le cas échéant, la franchise débroussaillement.
  • Les extérieurs (jardin, piscine, dépendances) et le véhicule ne relèvent pas de la garantie de base : vérifiez-les avant d’en avoir besoin.

Sources et avertissement — article actualisé le mardi 1er septembre 2026 (le délai exceptionnel s’est achevé le 31 août au soir, sans nouvelle prolongation), après le lundi 31 août 2026 à 17 h 15, et précédemment le mercredi 29 juillet 2026 vers 1 h 15, sur la base du point préfectoral du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30 : feu « stabilisé mais demeure actif », jamais annoncé comme fixé. Les chiffres plus anciens cités dans la page restent rattachés à leur point de situation d’origine (25, 26, 27 juillet et 28 juillet à 13 h 00). Situation évolutive, chiffres provisoires susceptibles d’être dépassés

Cet article est informatif et ne remplace pas la lecture de vos conditions particulières. Seul votre contrat, et l’analyse de votre assureur, détermine ce qui vous sera versé. Aucun montant d’indemnisation ne peut être garanti à l’avance.

Institut national de la consommation (INC) — « Dommages incendie suite à un feu de forêt : comment être indemnisé ? » · La finance pour tous · PAP · article L. 122-8 du code des assurances et obligations légales de débroussaillement du code forestier (Légifrance, ministère de la Transition écologique) · préfecture de Gironde, point de situation du 25 juillet 2026 à 13 h · ICI Nouvelle-Aquitaine, direct du 25 juillet 2026, entrées du soir : 16 h 56 (13 moyens aériens de 8 pays européens), 17 h 22 (premier bilan des maisons détruites, annonce de la préfète, depuis largement dépassé), 17 h 35 et 17 h 37 (pyrocumulonimbus), 18 h 10 (premier largage de l’A400M à Lacanau), 20 h 06 (trois hommes interpellés pour mise en danger d’autrui) · CNews, 25 juillet 2026, déclaration de la préfète Sophie Brocas sur le pyrocumulonimbus · franceinfo, ICI et CNews pour l’incendie de Mérignac du 21 juillet 2026 · actu.orange.fr / AFP, 25 juillet 2026 — « Nombre d’habitants évacués, cellule de crise, A400M déployé… » : annonce du ministère des Armées en fin d’après-midi (1 500 militaires déployés « dès ce soir », détail des moyens) · France 24, direct du 25 juillet 2026 : déclaration de Sébastien Lecornu, vent d’Est attendu à partir de 16 h · feuxdeforet.fr, 25 juillet 2026 à 23 h 17 (évacuations du samedi soir : Marcheprime, quartiers de Cestas, Biganos, Le Barp, Blagon ; Mios et Lacanau-de-Mios en pré-alerte) · bulletinbordelais.eu, nuit du 25 au 26 juillet · bordeaux-gazette.com, nuit du 25 au 26 juillet (centre d’accueil de Gujan-Mestras ; Hall 3 du Parc des expositions de Bordeaux-Lac, jusqu’à 10 000 personnes) · titres franceinfo, nuit du 25 au 26 juillet (environ 8 000 nouvelles évacuations ordonnées samedi soir ; 55 000 personnes concernées selon la préfecture citée par franceinfo ; déclaration de Sébastien Lecornu sur des prévisions météorologiques qui « redeviennent défavorables ») · France 24, direct de la nuit du 25 au 26 juillet (MAJ 1 h 51) : « situation critique », reprise du feu samedi soir, 55 000 nouvelles évacuations ordonnées par la préfecture, total national des évacuations dépassant 200 000 personnes, pyrocumulonimbus réactivé (pompiers de la Gironde via AFP, capitaine Nicolas Braz), fermeture partielle de l’A63 par arrêté préfectoral. Mise à jour de dimanche matin : franceinfo (direct du 26 juillet — 42 000 hectares de surface brûlée et 220 000 personnes évacuées selon la préfecture ; trafic ferroviaire interrompu au sud de Bordeaux selon la SNCF) · France 3 Nouvelle-Aquitaine (feu « hors de contrôle » se rapprochant de Bordeaux, armée en renfort, interpellations) · préfecture de la Gironde, point de situation publié dimanche 26 juillet à 2 h sur gironde.gouv.fr (55 000 évacuations préventives sur cinq communes, plus de 220 000 évacués au total, fermeture partielle de l’A63) · source primaire de cette mise à jour : préfecture de la Gironde, « Incendie de Saumos — point de situation à 22h00 ce dimanche 26 juillet » (gironde.gouv.fr) : surface brûlée toujours estimée à 42 000 hectares, près de 220 000 personnes évacuées de manière préventive dans 23 communes dont 55 000 dans la nuit, 12 centres d’accueil répartis sur 9 communes, 240 habitations détruites recensées (chiffre provisoire susceptible d’évoluer avec les évaluations de dommages), aucune victime parmi la population et 84 sapeurs-pompiers blessés depuis le début de l’incendie, 2 500 sapeurs-pompiers / 1 500 militaires / 1 200 forces de sécurité intérieure, 18 moyens aériens, 105 engins forestiers, situation qualifiée alors de très défavorable, interdiction d’entrer dans les zones évacuées et sinistrées. Point préfectoral du lundi 27 juillet au matin : feu resté « globalement stable au cours de la nuit », toujours pas fixé, aucun retour de population autorisé ; flammes à environ 15 km de Bordeaux (secteur Martignas-sur-Jalle), Bordeaux même sans ordre d’évacuation ; Emmanuel Macron préside ce lundi matin une cellule interministérielle de crise. Les bilans de l’incendie sont provisoires et évoluent plusieurs fois par jour : le point de situation le plus récent pris en compte dans cet article est celui de la préfecture de la Gironde du mardi 28 juillet 2026 à 22 h 30 (voir l’encadré en tête d’article), les chiffres plus anciens restant attribués à leur source et à leur date d’origine. Attention : la page « point de situation à 7h00 » de gironde.gouv.fr qui ressort encore en recherche est celle du 23 juillet et est périmée.

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